Deepfakes et cyberattaques : comment se protéger ?
Se faire voler son visage pour commettre des méfaits n’est plus l’apanage du monde de Game of Thrones. Cela se produit tous les jours, et cela fonctionne très bien. Les « deepfakes » — visages, voix et vidéos truqués par intelligence artificielle — sont passés en quelques années du stade de curiosité technique à celui d’industrie de la fraude, et nous devons apprendre à vivre avec.
Il existe trois grands types d’attaques dans lesquelles visages et voix sont falsifiés pour tromper les gens :
- Les fake news et la manipulation de l'opinion
- La fraude et l'ingénierie sociale (faux appels du patron, fausses demandes urgentes)
- Le catfishing et les arnaques sentimentales
Le meilleur moyen de protéger votre visage et votre voix contre une utilisation malveillante consiste à limiter leur exposition sur Internet : sécuriser vos appareils avec des services de qualité comme un VPN, verrouiller vos comptes, et réfléchir avant de publier des vidéos de vous.
Qu'est-ce qu'un deepfake ?
Nous avons tous vu des visages photoshoppés sur des corps qui ne leur appartenaient pas. Les deepfakes sont le prolongement de ce principe, appliqué par l’intelligence artificielle à la vidéo et au son : un réseau de neurones apprend le visage et la voix d’une personne à partir d’images existantes, puis les greffe sur d’autres séquences — ou les génère entièrement.
Les cas réels ne manquent plus : employés transférant des millions après une visioconférence truquée avec de faux dirigeants, parents rançonnés par la fausse voix de leur enfant en détresse, célébrités « recommandant » des placements frauduleux. La technologie évolue plus vite que la loi et que les réflexes du grand public — et c’est précisément dans cet écart que les escrocs prospèrent.
Cyberattaques et ingénierie sociale
Le principal paradoxe des attaques par deepfake est que la cible n’est pas numérique. Les systèmes de reconnaissance faciale sérieux détectent les incohérences et se bloquent : il reste très difficile de déverrouiller un smartphone avec un visage truqué.
Ces attaques visent les êtres humains, qui ne se rendent pas compte que la vidéo est falsifiée. Notre cerveau est optimisé pour reconnaître les visages familiers, pas pour en détecter les contrefaçons : il aide en réalité le logiciel à nous duper.
C’est pourquoi vous pouvez vous faire avoir même en utilisant un VPN : ce ne sont pas vos appareils qui sont compromis, c’est votre jugement qui est attaqué, pendant que tous les systèmes numériques restent intacts.
L’attaque fonctionne mal avec quelqu’un que vous connaissez intimement — des détails infimes vous alerteraient. Mais elle marche à merveille quand vous êtes stressé, pressé ou ému. C’est pourquoi les escrocs fabriquent toujours l’urgence : « vire l’argent maintenant », « maman, j’ai eu un accident ».
Ne faites pas confiance aux vidéos
Il n’existe pas encore d’outil grand public fiable pour détecter automatiquement tous les trucages. Certains deepfakes se trahissent — mains étranges, clignements bizarres, reflets incohérents — mais les meilleurs n’ont plus de défauts visibles.
La meilleure défense est un changement d’attitude : face à toute vidéo ou message audio qui exige une action de votre part — payer, cliquer, communiquer un code — partez du principe qu’il peut être faux, et vérifiez par un autre canal. Rappelez la personne sur son numéro habituel. Convenez en famille d’un mot de code que seuls vos proches connaissent.
Cherchez aussi des sources solides et éprouvées avant de partager quoi que ce soit. Les manipulateurs connaissent les biais populaires et travaillent sous l’angle qui, selon eux, vous fera réagir à chaud — l’approche fonctionne particulièrement bien sur les sujets politiques.
Réduisez votre exposition
Pour votre visage et votre voix, la meilleure prévention consiste à réduire la matière première disponible. Protégez vos vidéos personnelles, vos messages vocaux et toute donnée qui rendrait un faux plus crédible.
Vous pouvez aussi créer un personnage virtuel en ligne — pseudonyme et avatar — qui encaissera les éventuelles attaques à votre place. Ce n’est pas infaillible, et cela ne convient pas si votre travail exige une présence publique sous votre vrai nom. Mais disposer d’une sphère privée bien séparée sert aussi de preuve de votre véritable identité en cas d’usurpation.
Protégez vos informations privées
Pour rendre un deepfake vraiment crédible, l’escroc a besoin de votre visage sous plusieurs angles et de longs échantillons de votre voix. Quelques secondes suffisent désormais pour un clonage vocal grossier, mais les imitations convaincantes exigent des banques de vidéos privées ou l’accès à vos appels.
C’est pourquoi la protection de vos données reste décisive : chiffrez vos connexions avec un VPN — surtout sur les Wi-Fi publics —, verrouillez vos comptes cloud avec des mots de passe uniques et la double authentification, et limitez qui peut voir vos publications. Sans matière première authentique, le faux restera fade et ne trompera personne.
L'astuce de Lady Gaga
Un test simple reste étonnamment efficace en visioconférence : demandez à votre interlocuteur de faire le signe « OK » avec la main devant son œil et de faire un clin d’œil, ou de passer la main devant son visage. Ces interactions entre la main et le visage impliquent trop de détails visuels imbriqués : la plupart des trucages en direct se déforment ou décrochent à cet instant.
Conclusion
Les deepfakes ne disparaîtront pas — ils deviendront seulement plus convaincants. Mais si nous connaissons les risques et adoptons le réflexe de vérification, il y a de fortes chances que nous en sortions indemnes.
Avec un bon fournisseur de VPN comme Le VPN — chiffrement de la connexion, jusqu’à 5 appareils protégés, détection de fuites de données qui vous alerte si vos informations circulent, et garantie satisfait ou remboursé de 30 jours sur le premier achat — en respectant les règles de cyberhygiène et avec un peu de bon sens, vous assurerez vos arrières et pourrez naviguer sur Internet sans crainte.