Comment réagir face à une usurpation d’identité ?
En dehors des problèmes du monde physique qui mettent directement en danger votre vie et votre santé, l’usurpation d’identité — ou vol d’identité — est l’une des pires choses qui puissent vous arriver. Et même si vous faites tout ce qu’il faut pour protéger vos données, vous devez disposer d’un protocole de réponse prêt à l’emploi, au cas où cela se produirait quand même.
L’avantage d’utiliser des outils professionnels comme les applications VPN est que vous pouvez rapidement remettre vos données à l’abri : connexion chiffrée, adresse IP masquée, nouveaux comptes créés hors de portée de l’escroc. C’est précieux pour reconstituer votre identité légale en limitant les dégâts.
Dans la mesure où cette situation peut être très traumatisante et lourde de conséquences si elle n’est pas gérée rapidement, mieux vaut avoir un plan d’urgence préétabli. Le voici, étape par étape.
Mieux vaut prévenir que guérir
Comme pour la santé, il est toujours plus facile de prendre des précautions que de réparer les dégâts.
Si vous savez comment se produit une usurpation d’identité, vous saurez aussi comment protéger vos informations. Segmentez au maximum votre identité numérique : adresses e-mail distinctes pour la banque, les achats et les réseaux sociaux, mots de passe uniques, double authentification partout. Ainsi, même si un bloc de données est compromis, l’essentiel de votre identité reste intact.
Et même en pleine attaque, alors que vous constatez déjà des dégâts, votre priorité reste la même : empêcher les dommages supplémentaires d’abord, chercher réparation ensuite.
Pleurer sur son sort ne sert à rien !
Dès que vous remarquez des retraits suspects sur votre carte bancaire, ou que vous apparaissez comme client d’entreprises que vous n’avez jamais fréquentées, vous n’avez plus de temps à perdre. Éviter ce genre de situation est le rôle d’un VPN, mais il peut aussi vous aider pendant la gestion de crise.
Avant tout, vérifiez que vous êtes bien victime d’une usurpation : contactez votre banque et demandez le détail des opérations et des demandes récentes effectuées à votre nom. En France, vous pouvez aussi interroger la Banque de France pour savoir si des incidents ou des crédits ont été enregistrés à votre nom.
Si la réponse confirme la fraude, passez à l’action sur-le-champ. La colère et le désespoir attendront que vous soyez en sécurité.
Étape 1 — Sauvegardez ce qui peut l'être
Contactez immédiatement votre banque pour faire opposition à toutes vos cartes et geler les opérations suspectes. Sécurisez également vos comptes de paiement en ligne comme PayPal.
Sauvegardez vos documents et informations personnelles importants sur un support hors ligne, comme une clé USB que vous déconnectez ensuite.
Enfin, changez tous vos mots de passe et clés d’identification. Commencez par la banque et la boîte e-mail principale — celle qui permet de réinitialiser tous les autres comptes — puis les réseaux sociaux, et continuez jusqu’à ce que tout dispose d’un nouveau mot de passe unique. Faites-le depuis une connexion protégée par votre VPN personnel, en suivant nos conseils sur la sécurité des mots de passe, et activez la double authentification partout où c’est possible.
Étape 2 — Contactez tout le monde
Commencez par l’essentiel et élargissez le cercle. En premier lieu : votre banque, votre employeur et la police — déposez plainte, le récépissé vous sera indispensable pour contester les opérations frauduleuses auprès des organismes concernés. Expliquez en détail ce qui s’est passé et demandez à être averti de toute nouvelle tentative d’utilisation de vos informations.
Contactez aussi vos amis et votre famille. Même s’ils ont peu de chances d’être directement touchés, ils pourraient être visés par une escroquerie menée via vos comptes de réseaux sociaux (« je suis bloqué à l’étranger, envoie-moi de l’argent »). Et le soutien émotionnel, dans ces moments-là, n’est pas superflu.
Étape 3 — Reconstruisez sur des bases saines
Ouvrez de nouveaux comptes avec de nouvelles coordonnées. Vous pouvez rester dans la même banque, notamment pour conserver votre historique et vos avantages, mais changez les détails qui ont fuité : numéro de téléphone associé, adresse e-mail, mots de passe.
Créez de nouvelles adresses e-mail dédiées, où seuls les organismes importants pourront vous joindre, hors de portée de l’escroc. Grâce à l’application Le VPN, vous pouvez vous connecter via un serveur VPN différent à chaque fois : votre adresse IP réelle reste masquée et personne ne peut relier vos nouveaux comptes à vos anciennes traces.
Étape 4 — Action en justice
Une fois vos informations sécurisées, consultez un avocat. Certains sont spécialisés en usurpation d’identité et sauront vous protéger contre les retombées juridiques : crédits contractés en votre nom, dettes, inscriptions dans des fichiers d’incidents.
Même s’il est souvent possible d’identifier et de faire sanctionner l’usurpateur, obtenir le remboursement des dommages est plus difficile. En France, l’usurpation d’identité est un délit passible d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende — davantage lorsque la fraude s’accompagne d’escroquerie — et certains pays prévoient des peines bien plus lourdes.
Étape 5 — Ne laissez rien d'exploitable derrière vous
Avec votre conseiller juridique, verrouillez tout ce que l’escroc pourrait encore utiliser.
Demandez à votre banque de signaler toute tentative d’utilisation de vos anciennes cartes ou coordonnées. Faites supprimer ou désactiver vos anciens comptes de réseaux sociaux plutôt que de les laisser à l’abandon, et signalez aux plateformes tout profil qui se ferait passer pour vous. Demandez enfin la suppression de vos données auprès des services que vous n’utilisez plus — le RGPD vous en donne le droit.
Bref, faites en sorte que vos anciennes informations ne valent plus rien pour celui qui les détient.
Conclusion
Il n’est pas facile de réagir face à une usurpation d’identité. Mais avec une bonne maîtrise de vos données et un plan clair, les conséquences peuvent rester limitées. Et plus vite vous réagissez, mieux c’est.
Le plus judicieux reste d’utiliser les services de Le VPN et de bonnes pratiques de cybersécurité pour ne jamais devenir une cible : chiffrement de la connexion, adresse IP masquée, jusqu’à 5 appareils protégés par compte, et une détection de fuites de données qui vous alerte si votre e-mail apparaît dans une base compromise. En prévention comme en gestion de crise, ces outils vous feront gagner du temps, de l’argent — et beaucoup de sérénité.