Plus de 800 sites bloqués en Inde

Plus de 800 sites bloqués en Inde

L’Inde vient d’ordonner le blocage de plusieurs centaines de sites pornographiques, comme vient de l’annoncer son gouvernement le 3 août.

Bizarrement, le site internet du quotidien Le Dauphiné Libéré fait aussi partie de cette liste de sites bannis.

Si ce détail peut faire sourire les français, la révélation de l’existence de cette liste a déclenché un vif débat sur les libertés individuelles dans le pays. Le ministère des Télécommunications a de fait réclamé que les FAI (fournisseurs d’accès à internet) bloquent 857 sites pornographiques, qui sont jugés « répréhensibles » par le gouvernement.

Selon N.N. Kaul, porte-parole du ministère des télécommunications, cette action  pour but de bloquer définitivement les contenus pédopornographiques. Mais, en l’absence de système de filtrage sophistiqué, tous les sites pornographiques sont bannis jusqu’à nouvel ordre.

Depuis ce week-end, les internautes indiens essayant d’accéder aux sites pornographiques – qui sont pour leur majorités hébergés sur des serveurs à l’étranger – se retrouvent face à une page blanche. Sur les réseaux sociaux, de nombreux utilisateurs ont exprimé leur colère face à ce qu’ils jugent correspondre à une censure. En juillet dernier, la Cour suprême avait refusé d’ordonner un blocage des sites pornographiques, estimant que les personnes majeures avaient le droit de les consulter en privé.

Sur les réseaux sociaux, nombre d’internautes mais aussi des auteurs célèbres, des éditorialistes et des politiciens ont fait part leur opposition à la mesure du gouvernement, tandis que le hashtag #Pornban devenait l’un des thèmes les plus commentés. .

Du côté de l’opposition, le député  Milind Deora a, lui, estimé que le débat autour de cette interdiction ne portait pas sur le fait « d’aimer ou non le porno. C’est sur le gouvernement qui s’attaque aux libertés individuelles »« Qu’est-ce qu’ils vont interdire après ? Les téléphones et les télés ? », a-t-il lancé sur Twitter.

Des rumeurs à propos d’éventuelles prochaines restrictions se diffusent. Vimeo et Dailymotion seraient dans le collimateur du gouvernement à cause de leur contenu pour adultes.

Le gouvernement indien a déjà montré une certaine défiance par rapport à Internet. En 2012, les autorités de la plus grande démocratie dans le monde avait été accusé de censure massive lorsque 300 URL avaient été interdites d’accès – dont des pages sur Facebook et Twitter – au prétexte qu’elles envenimaient les tensions ethniques.

Pour accéder à un Internet libre, optez pour un VPN : cela vous permet de choisir votre pays de connexion. Que vous viviez en Inde ou ailleurs, vous pouvez choisir de domicilier votre connexion dans l’un des 50 pays où l’accès n’est ni filtré, ni restreint. Vous pourrez ainsi accéder dans l’anonymat aux sites de votre choix, et cela sans que quiconque puisse suivre vos mouvements sur Internet. Ainsi, personne, pas même votre FAI, ne pourra accéder aux sites que vous consultez et savoir quelle activité vous avez sur internet.

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