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Les géants du net alliés de la cybercensure ?

Les géants du net alliés de la cybercensure ?

26 sept., 2015 · Julie Perrin Mis à jour 16 août, 2026

Les grandes entreprises technologiques aiment se présenter en championnes de la liberté d’expression. Pourtant, dès qu’un marché lucratif est en jeu, leurs principes se négocient. La question posée par Amnesty International il y a une décennie - les géants du net deviennent-ils complices de la cybercensure ? - n’a rien perdu de son actualité. Elle s’est même considérablement enrichie d’exemples.

Le dilemme originel : la Chine

Tout part du marché chinois, le plus grand bassin d’internautes au monde. Pour y accéder, les entreprises étrangères doivent accepter les règles de Pékin : stockage des données des utilisateurs sur le territoire chinois, remise d’informations aux autorités sur demande, et filtrage des contenus jugés sensibles, le tout au nom de la « souveraineté du cyberespace ». La loi chinoise sur la cybersécurité, entrée en vigueur en 2017, a gravé ces obligations dans le marbre.

Face à ce dilemme, chaque géant a fait ses choix :

  • Apple a retiré des centaines d'applications VPN de son App Store chinois à la demande des autorités, et stocke les données iCloud de ses utilisateurs chinois chez un partenaire local lié à l'État.
  • Google, parti de Chine en 2010 en refusant de censurer son moteur de recherche, a été rattrapé par la tentation : son projet interne de moteur de recherche censuré pour la Chine (« Dragonfly ») n'a été abandonné qu'après des fuites et une fronde de ses propres employés.
  • Microsoft a longtemps opéré en Chine une version de LinkedIn expurgée des profils et contenus sensibles, avant de fermer le service en 2021, reconnaissant un environnement « de plus en plus difficile ».
  • Facebook, bloqué en Chine depuis 2009, a développé - selon la presse américaine - des outils de censure géolocalisée dans l'espoir d'y revenir. Sans succès à ce jour.

Une complicité qui dépasse la Chine

Réduire le problème à Pékin serait trop simple. Les demandes gouvernementales de retrait de contenus explosent partout : les rapports de transparence des plateformes recensent chaque année des dizaines de milliers de requêtes émanant de gouvernements de toutes les régions du monde - dont beaucoup visent des critiques politiques, des journalistes ou des opposants. Les plateformes s’y plient plus souvent qu’elles ne le reconnaissent, car la clé de leur présence sur un marché en dépend.

S’y ajoute un commerce plus discret : des sociétés occidentales - britanniques, allemandes, italiennes notamment - vendent des logiciels de surveillance et d’intrusion utilisés par des régimes autoritaires pour espionner défenseurs des droits humains, blogueurs et journalistes. Le scandale des logiciels espions de type Pegasus a montré l’ampleur du phénomène : la cybercensure et la cybersurveillance sont aussi des industries.

Pourquoi vous ne pouvez pas compter sur les plateformes

La conclusion pratique est inconfortable mais claire : les géants du net défendent votre liberté d’expression… tant qu’elle ne coûte rien à leurs intérêts. Leur modèle repose de surcroît sur la collecte massive de vos données - les mêmes données que les gouvernements peuvent ensuite réquisitionner. Votre liberté en ligne ne peut pas reposer uniquement sur la bonne volonté d’acteurs soumis à ces pressions.

C’est là qu’intervient la seule protection qui dépende de vous : le chiffrement de votre propre connexion.

Reprendre le contrôle avec un VPN

Un VPN (réseau privé virtuel) déplace la confiance : au lieu de dépendre des choix des plateformes et des fournisseurs d’accès, vous chiffrez vous-même votre trafic. Avec Le VPN :

  • Votre connexion est chiffrée de bout en bout jusqu'au serveur VPN : ni votre fournisseur d'accès, ni les systèmes de surveillance du réseau ne voient les sites que vous consultez.
  • Vous choisissez votre pays de connexion parmi plus de 100 emplacements : les contenus bloqués dans votre pays redeviennent accessibles via un serveur situé là où l'accès est libre.
  • Votre adresse IP réelle est masquée : vos activités en ligne ne peuvent plus être rattachées à votre connexion ou à votre localisation.
  • Le protocole Stealth WireGuard camoufle le trafic VPN en trafic ordinaire, pour fonctionner même dans les pays qui bloquent les VPN classiques par inspection profonde des paquets - Chine en tête.

Un seul compte protège jusqu’à 5 appareils simultanément, avec les protocoles OpenVPN, WireGuard, Stealth WireGuard et IPSec/IKEv2 selon vos plateformes.

Votre liberté ne se délègue pas

L’histoire des géants du net et de la cybercensure enseigne une chose : quand la liberté d’expression rencontre un intérêt commercial ou une pression étatique, elle perd souvent l’arbitrage. La bonne nouvelle, c’est que vous n’êtes pas obligé d’attendre le résultat : en chiffrant votre connexion et en choisissant vous-même votre point de sortie sur Internet, vous soustrayez votre navigation à ces jeux d’influence.

Abonnez-vous à Le VPN - avec une garantie satisfait ou remboursé de 30 jours sur le premier achat - et surfez en toute liberté et en toute sécurité, selon vos propres règles.

À propos de l'auteur

Rédactrice du blog Le VPN

Julie Perrin écrit pour le blog Le VPN sur la vie privée en ligne, la sécurité et l'usage pratique d'un VPN au quotidien. Ses articles aident les lecteurs à mieux comprendre les sujets liés à la sécurité numérique et à tirer le meilleur parti de leur connexion VPN.

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