La cybercriminalité, un marché juteux

La cybercriminalité, un marché juteux

D’après un nouveau rapport publié par Allianz Corporate & Specialty, la cybercriminalité coûte, dans le monde, 445 milliards de dollars par an, soit environ 400 milliards d’euros. Cela représente l’équivalent du budget total de la France. Depuis 2005 ce ne sont pas moins de 5,029 incidents signalés de violation de données aux États-Unis seulement, et au moins 200 infractions en Europe concernant 227 millions d’enregistrements.

Pour référence, en 2012, la cybercriminalité a représenté un coût pour les consommateurs de 110 milliards de dollars par an, touchant près de 1,5 millions de personnes par jour, selon le groupe Symantec.

Les individus qu’il s’agisse de cybercriminels ou non passent donc de plus en plus de temps sur Internet. Même les comptes bancaires et les téléphones mobiles sont piratés.

De plus en plus les cybercriminels opèrent au niveau international, en utilisant une infrastructure importante. Ainsi, l’an dernier, la société McAfee et le groupe de sécurité des services bancaires en ligne Guardian Analytics ont découvert une fraude impliquant l’utilisation de 60 serveurs pour faire des milliers de tentatives de vol sur des comptes bancaires. L’escroquerie a commencé en Italie et s’est propagée à des comptes en Allemagne, en Amérique latine et aux États-Unis. Les cybercriminels contourné les mesures de sécurité telles que l’ « authentification à deux chiffres » utilisée pour des opérations bancaires en ligne et ont tenté de voler au moins 60 millions de dollars. Sachant qu’au total, près de 2 milliards de dollars auraient pu être en danger.

Les cybercriminels ne sont pas seulement motivés par l’argent, certains pratiquent cette activité comme un défi, en essayant de voir comment ils peuvent se faufiler dans des institutions ou des entreprises ayant des systèmes informatiques hautement sécurisés. Et les pirates se font aussi plus intelligents. Les criminels utilisent le même programme malveillant comme par le passé, mais ils ont beaucoup plus intelligent dans ce code qu’ils injectent dans les pages Web. Et les cybercriminels se tournent maintenant leur attention sur la criminalité des affaires mobile, et en particulier pour le système d’exploitation mobile Android, car il représente 50% du marché des smartphones.

L’usage en hausse des systèmes bancaires mobiles et le paiement avec les smartphones implique que la cybercriminalité sur ces systèmes augmente chaque année, selon les analystes. Ainsi, les systèmes mobiles Android ont subi un taux plus élevé d’attaques de logiciels malveillants que les PC en Australie et aux États-Unis en 2012. Les malwares prennent souvent la forme d’une application ou d’un dispositif impliquant d’envoyer des SMS à un numéro surtaxé. Même les gens qui sont des utilisateurs de technologie avertis sont parfois pris au piège : près de la moitié des utilisateurs de mobiles ne sont même pas conscients du fait qu’un logiciel de sécurité existe pour les smartphones. La diffusion du haut débit 3G et 4G réseaux mobiles ne fait qu’augmenter les risques de cybercriminalité.

Cela crée des opportunités en or pour les cybercriminels. Les autorités tentent de riposter. Ainsi Europol a démantelé récemment un réseau d’escroquerie à l’échelle européenne lancé par des Russes et qui impliquait l’installation d’un ransomware sur PC pour les verrouiller en échange d’un faux avertissement de la police, exigeant 100 € aux utilisateurs pour récupérer l’usage de leur ordinateur. Europol estime qu’environ 3% des victimes ont payé. Avec des dizaines de milliers de victimes, cela signifie un gain substantiel pour les criminels.

Interpol va lancer une unité de cybercriminalité dédiée l’année prochaine afin d’offrir une réponse cohérente à une menace mondiale croissante. Car les criminels internationaux connaissent les pays les plus sûrs où opérer.

La France est revenue dans le top 10 des pays en 2015 où la cybercriminalité est la plus active, d’après le rapport annuel de la société américaine de sécurité informatique Symantec.

Une remontée qui est notamment liée à une nouvelle hausse des « rançongiciels », qui ont représenté, en 2015, plus de 391 000 attaques en France, soit 2,6 fois plus qu’un an plus tôt, selon Symantec.

« On va privilégier des pays avec des débits très élevés pour attaquer des pays qui ont un débit moins élevé. Les attaques en déni de service sont facilitées avec la fibre. Pour les +rançongiciels+, ce qui entre en ligne de compte c’est la capacité de payer des personnes ciblées, qui pousse à agir dans des pays riches », a indiqué Mr Heslault, directeur des stratégies de sécurité chez Symantec.

Outre la France, les Etats-Unis, le Canada, le Royaume-Uni et l’Allemagne sont les autres pays principalement concernés par ce type de délinquance numérique.

Les autorités de régulation tentent également de faire pression sur les entreprises qui sont laxistes avec les données des consommateurs. Au Royaume-Uni, le gouvernement insiste auprès des entreprises pour qu’elle renforce leur sécurité informatique et il peut donner de fortes amendes si elles ne parviennent pas à conserver les données des clients en toute sécurité.

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