Gmail bloqué en Chine

Gmail bloqué en Chine

Noël 2014 : Google reçoit un cadeau empoisonné de la part du gouvernement chinois. En effet, depuis le 26 décembre 2014, l’accès à la messagerie électronique Gmail est bloqué dans l’empire du Milieu. Il est donc impossible de se connecter à sa boîte Gmail depuis un smartphone ou une tablette en Chine, sauf si l’on possède un VPN.

Ceci marque une nouvelle étape dans la volonté de Pékin d’établir son propre pouvoir sur Internet. Les freins pour se connecter en Chine à Gmail ne datent pas d’hier, pas plus que les tensions entre le géant américain Google et Pékin. Toutefois, ces mesures viennent parachever le blocage en Chine du premier service de messagerie dans le monde, dans le but d’expulser le géant américain du pays.

Les autorités chinoises se montrent toutefois évasives quant aux difficultés concernant Google, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a d’ailleurs affirmé ne pas être informé de ces difficultés.

Google a dû en effet fermer ses bureaux en Chine en 2011, après avoir refusé de coopérer avec la censure. Le 4 juin 2014, date du 25ème anniversaire de la répression de Tian’anmen, Gmail est devenu pratiquement inaccessible localement depuis un ordinateur. Ensuite, pendant quelques temps, il était encore possible de consulter ses messages via un smartphone. Cette faille a donc été colmatée à Noël 2015, la Chine ayant choisi de marquer le coup en ciblant une période festive, où de nombreux expatriés qui sont on le sait grands utilisateurs de messagerie rentrent pour les vacances.

« Ces deux dernières années {2014 et 2015|, on a constaté un renforcement constant de toutes les formes de censure sur l’Internet » en Chine, a indiqué Jeremy Goldkorn, le rédacteur en chef du site danwei.org, qui est bloqué, tout comme Skype, Twitter, Facebook et YouTube.

Cette action contre Gmail a suscité la colère d’internautes chinois. Certains ont même lancé une pétition sur le site de la Maison-Blanche, en désespoir de cause. « Si nous restons silencieux, de quoi serons-nous privés la prochaine fois ? » s’alarme un internaute sur Weibo.

Le Parti communiste chinois a voulu encore booster ses mesures restrictives sur Internet : ainsi, depuis septembre 2015, les internautes chinois risquent jusqu’à trois ans de prison pour des messages qui seraient jugés diffamatoires et seraient publiés plus de 500 fois ou consultés plus de 5 000 fois. Par ailleurs, de nombreux internautes et journalistes ont été arrêtés cette année.

Les États-Unis ont exprimé leurs inquiétudes par rapport aux « efforts de la Chine pour saper la liberté d’expression, notamment sur Internet », mais sans accuser ouvertement Pékin d’avoir coupé Gmail. Un porte-parole américain a indiqué « Nous encourageons la Chine à être transparente dans ses rapports avec les multinationales ».

Fin mars 2016, le gouvernement chinois est encore allé plus loin en rendant public un ensemble de propositions de nouvelles règles pour le fonctionnement d’Internet dans l’Empire du milieu. Elles prévoyaient entre autres un blocage général de tous les sites Web dits « étrangers » – c’est à dire les sites qui ne disposent pas d’une adresse chinoise en « .cn ». Le pays a de plus récemment renforcé ses règles concernant l’attribution de noms de domaine en « .cn », pour l’achat desquels il faut désormais montrer patte blanche puisqu’il faut obligatoirement présenter une pièce d’identité pour en faire l’acquisition.

Si ces règles, qui restent encore pour l’instant au stade de propositions et sont ouvertes aux commentaires sur le site du ministère de l’industrie et de la technologie, étaient adoptées, elles contraindraient alors tous les fournisseurs d’accès à bloquer l’accès à la majeure partie du Web, sous peine de recevoir une amende. A l’heure actuelle, la censure chinoise décide de manière individuelle quels sont les sites à bloquer  : les sites de médias étrangers ou les réseaux sociaux sont ainsi inaccessibles en Chine, sauf à utiliser des outils de contournement de la censure.

Au-delà de son fameux Great Firewall, filtrant ou bloquant l’accès à Internet et de ses malheureusement célèbres agents de surveillance de l’utilisation du web, la Chine a adopté à diverses reprises des règles draconiennes de contrôle du Web. Toutefois, ces dernières n’ont pas toujours été appliquées de manière stricte.

La seule parade donc pour les internautes locaux, est d’installer un VPN en Chine qui permet de localiser son adresse IP hors du pays. Si vous vivez ou voyagez en Chine, vous pouvez choisir de domicilier votre connexion dans l’un des 114 pays où l’accès n’est ni filtré, ni restreint.

Vous pourrez ainsi accéder dans l’anonymat aux sites de votre choix, notamment aux sites bloqués dans votre pays, sans que quiconque puisse consulter les sites sur lesquels vous surfez ou suivre vos mouvements sur Internet.

Car la censure ne se limite pas qu’à la Chine… Vous rencontrerez aussi la cybercensure au Vietnam, en Turquie, en Egypte ou dans d’autres pays comme l’Iran ou l’Ethiopie…

Alors, optez dès aujourd’hui pour Le VPN pour surfer en toute sécurité et selon vos règles.

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Commentaires (1)

  • Jimmy Vanhese

    I liked your article. Did you know that Google has introduced Gmail Go? Go not only takes up significantly less space on your phone, but uses less data than the standard Gmail app.

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