En France aussi la neutralité du net est menacée ?

En France aussi la neutralité du net est menacée ?

Quand le patron d’Orange annonce qu’il voudrait bien qu’en France on ne parle plus de neutralité du net…

Neutralité du Net aux US

Le 14 décembre les Etats-Unis voteront afin de savoir s’ils mettent un terme à la loi de 2015, à savoir celle protégeant la neutralité du réseau.

Comme nous l’avons déjà vu dans nos articles, la neutralité du net est le principe suivant lequel les fournisseurs d’accès à internet, les fameux FAI, ne peuvent prioriser certains flux de données par rapport à d’autres. C’est-à-dire que votre opérateur ne peut décider de lui-même que vous aurez un meilleur débit en allant sur YouTube que sur Dailymotion par exemple.

Ce vote fait beaucoup parler, car remettre en cause la neutralité, voudrait dire créer plusieurs sortes d’internet(s). En effet, cela reviendrait à ramener le réseau au même niveau que certains bouquets télévisuels, dans lesquels il faut acheter un pack de dix chaînes, pour une que l’on veut regarder. Les opérateurs ne tarderaient pas à proposer des packs au débit amélioré. Un pack premium Réseaux sociaux par exemple dans lequel l’accès à Facebook, Twitter et d’autres serait plus rapide que la normale.

Tout ça nous semble peut-être un peu loin et n’impacter que les Etats-Unis puisque chez nous, la neutralité est garantie par la loi ?

Et bien peut-être plus pour longtemps !

Interviewé par BFM Business le 11 décembre, en vue de parler de sa propre réélection à la tête d’Orange, Stéphane Richard a fait frémir nombre d’internautes.

Pour lui, l’abandon du principe de neutralité du net est une « obligation » sine qua none à l’avènement de la 5G.

Il déclare devant les caméras de la chaîne d’infos :

« le débat autour de ce principe est pollué par des considérations politiques ». « Quand on dit neutralité du Net, on voit tout de suite la main des opérateurs qui viendraient fouiller les contenus et faire un tri entre les contenus »

Pour M. Richard, l’arrivée de la 5G ne pourra pas se faire sans devoir abandonner la loi de 2016 pour une République numérique. Il pense que les opérateurs devront pouvoir être en mesure de prioriser ou non certains flux, suivant leur utilisation spécifique. Il parle ainsi de la nécessité de pouvoir proposer « des internet(s) particuliers en terme de latence, en terme de vitesse […] avec des fonctionnalités, des puissances, et des qualités différentes ». On parle donc bel et bien de connexions de qualités différentes, selon que ce soit un chirurgien au bloc opératoire qui s’en serve, ou un particulier qui l’utilise pour regarder une vidéo.

Alors à cela que dire ? Sûrement que personne ne pourrait être en désaccord avec l’idée qu’une opération à distance, passant par une connexion internet, mérite la meilleure qualité de connexion possible. Mais quid alors des abus que l’abandon de ce principe pourrait engendrer ? Comment croire dans notre société ultra consommatrice, que d’énormes acteurs tels les FAI ne tenteraient pas de se garder une part du possible gâteau, nous condamnant par la même occasion à devoir dépenser plus et toujours plus pour nos loisirs en ligne ? Gardons la loi de 2016, conservons la neutralité du réseau, et utilisons tous un VPN !

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