Cybersécurité, une menace difficile à évaluer

Cybersécurité, une menace difficile à évaluer

Les cyberattaques se multiplient, les escroqueries via internet deviennent toujours plus perfectionnées alors que les criminels qui peaufinent leurs attaques, tels de vrais professionnels : la cybercriminalité n’a jamais été aussi pesante et menaçante, tandis que les spécialistes peinent à en cerner l’ampleur.

« Les statistiques de cyberdélinquance ne sont pas opérantes. Il faut parfois multiplier par dix ces chiffres d’abord parce que les victimes ne sont pas conscientes de l’être mais aussi parce que certaines d’entre elles, comme les entreprises, renâclent à déposer plainte par peur de nuire à leur réputation », explique le lieutenant-colonel Philippe Mirabeau, chargé de mission cybersécurité auprès du directeur général de la gendarmerie nationale.

L’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) admet que les infractions recensées par les forces de l’ordre ne permettent « pas une mesure directe des phénomènes liés à la cybercriminalité ».

Dans son bilan, l’ONDRP constate une très forte hausse des accès ou maintiens frauduleux dans un système de traitement automatisé de données (STAD), fréquents dans les vols de données aux entreprises, 1.427 faits en 2012 contre 419 en 2009 (+240%).
L’ONDRP évalue l’augmentation des cyberattaques ciblées à 42% en 2012 dans le monde, avec comme proies de choix des criminels les PME et sous-traitants qui leur permettent ensuite d’atteindre des cibles plus importantes.
« Avant, on se donnait rendez-vous sur le champ de bataille, maintenant c’est sur le net », explique Jean-Marc Grémy.
Les Etats aussi sont visés. En 2012, au moment de la présidence française du G20, l’Elysée avait ainsi été ciblée par une cyber-attaque majeure, tout comme le ministère des Finances. D’autres attaques majeures de ce type ont eu lieu dans plusieurs pays, comme en Estonie, aux Etats-Unis et au Canada.
Ces risques sont d’autant plus sérieux que les groupes criminels organisés, qui étaient des professionnels du trafic de stupéfiants, de véhicules ou la prostitution se sont désormais orientés vers la cybercriminalité, particulièrement rémunératrice et présentant des risques pénaux moindres.
D’ailleurs, les réseaux criminels se professionnalisent, en cherchant à récupérer certains informaticiens, victimes d’un licenciement économique et susceptibles de mettre leurs compétences à leur service.

« On ne peut pas se concentrer uniquement sur les faits dénoncés. Il nous faut avoir une réponse plus large, plus transverse, qui nous permette notamment d’anticiper les nouvelles formes de cyber-menaces », estime les experts de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ).

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