La censure thaïlandaise s’amplifie

La censure thaïlandaise s’amplifie

Le 22 mai, l’armée thaïlandaise a annoncé à la télévision avoir pris le contrôle du pays « dans le but de rétablir une situation normale », suite à l’échec des pourparlers entre les différents mouvements politiques. Désormais, les chaînes de télévision ne relaient que les informations diffusées par l’armée et les chaînes étrangères ont été bloquées dans le pays. La chaîne publique Thai Public Broadcasting Service (TPBS), qui essayait de maintenir ses programmes via Youtube, a été fermée par les militaires qui ont arrêté l’un de ses dirigeants.

En fait, dès le 21 mai, 4 chaînes de télévision (dont Voice TV et Hot TV) et 6 stations de radio communautaires étaient venues s’ajouter à la liste des 10 chaînes précédemment fermées par les militaires. Les débats politiques ne sont plus autorisés en direct.

L’annonce de prise du pouvoir de l’armée intervient deux jours après celle de l’instauration de la loi martiale dans le pays. Ainsi, le 20 mai dernier, l’armée avait imposé la fermeture d’une dizaine de médias dans la capitale. Des soldats avaient fait irruption dans les bureaux d’au moins dix chaînes de télévision, et ordonné l’arrêt des programmes « pour éviter que de fausses informations ne circulent ».

La gente militaire qui a pris le pouvoir a ordonné aux réseaux sociaux de censurer « les informations déformées ou susceptibles de générer des incompréhensions ou d’alimenter des conflits », sous peine de fermeture. En collaboration avec le  » Commandement de maintien de la paix et de l’ordre  » (POMC), instance nouvellement créée par les militaires, la Commission nationale de diffusion et des télécommunications (National Broadcasting and Telecommunications Commission, NBTC) a suggéré aux fournisseurs d’accès à Internet (FAI) de s’associer pour former un groupe chargé de la censure du Web. En parallèle, la NBTC a bien sûr redit que seuls les messages qui affecteraient l’ordre public et la paix seraient censurés, pour éviter toute violation des libertés fondamentales.

L’association Reporters sans Frontières (RSF) s’est déclarée  » scandalisée par cette prise de contrôle des médias, dont le but, aujourd’hui révélé, n’était autre que d’égarer la population et faciliter son coup d’Etat « , comme évoqué par Benjamin Ismaïl, responsable du bureau Asie-Pacifique de Reporters sans frontières. « Après avoir forcé les chaînes de télévision à diffuser leurs communiqués de presse en assurant qu’ils n’envisageaient pas de s’arroger le pouvoir, les militaires tentent aujourd’hui de faire taire toute contestation en étouffant information indépendante et commentaires défavorables, dans la presse et sur Internet. Nous demandons l’arrêt immédiat de cette politique de censure et le retrait de toutes les mesures liberticides instaurées depuis le 20 mai », ajoute-t-il.

La Thai Journalists Associations, la Thai Broadcating Journalists Association, le National Press Council of Thailand, et le News Broadcasting Council of Thailand qui regroupent des représentants des médias, ont publié un communiqué de presse demandant au POMC de reconsidérer ses ordres de censure. Ces associations ont aussi  incité les journalistes à faire preuve de prudence et de responsabilité dans leur couverture des événements.

La Thaïlande occupe la 130e place sur 180 pays dans le classement mondial de la liberté de la presse 2014 établi par RSF.

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