La NSA collecterait des millions de listes de contacts e-mail

La NSA collecterait des millions de listes de contacts e-mail

La désormais très célèbre NSA – l’agence américaine de renseignement –  aurait collecté plusieurs centaines de millions de listes de contacts numériques d’Américains mais aussi  de personnes de différentes nationalités, via leurs emails ou leurs messageries instantanées, selon The Washington Post.

Pour exemple, en une seule journée en 2012, la NSA a indiqué avoir intercepté plus de 444 743 listes de contacts courriels de comptes Yahoo!, 82 857 de comptes Facebook, 33 697 de comptes Gmail, et 22 881 provenant d’autres fournisseurs Internet, dans une présentation publiée par The Washington Post.

Ces données correspondent à une journée typique de collecte de données. Et quand on extrapole ces chiffres sur un an, cela donne le vertige, puisque l’on atteindrait 250 millions de listes de contacts email. Cela impliquerait donc que des millions, voire des dizaines de millions d’Américains sont donc espionnés et voir leurs données personnelles ainsi collectées, sans qu’ils en aient conscience, par le gouvernement.

Ces données sont très riches, puisque dans ces contacts emails, on relève aussi des numéros de téléphone, des adresses physiques, des informations économiques ou familiales, et aussi dans certains cas les premières lignes d’un message.

La NSA a donc intercepté ces listes « au vol », quand elles se retrouvaient dans des échanges Internet, plutôt qu’« au repos », dans les serveurs des ordinateurs. Et de ce fait, la NSA n’avait donc pas besoin de le notifier aux groupes Internet qui abritent ces informations, comme Yahoo!, Google ou Facebook.

Pour contourner l’interdiction qui lui est faite d’intercepter des informations sur des Américains à partir du territoire américain, la NSA les interceptaient à partir de points d’accès situés « partout dans le monde » mais pas aux États-Unis, comme le précisait les responsables du renseignement.

Durant l’été 2013, face au scandale déclenché par les révélations d’Edward Snowden, le président Obama avait promis de revoir les programmes américains de surveillance des données tant téléphoniques que numériques. La Russie a accordé Edward Snowden l’asile pour un an, mais les Etats-Unis veulent qu’il soit extradé pour répondre d’accusations d’espionnage sur la fuite d’informations qu’il a orchestrée sur les programmes de surveillance de la NSA aux États-Unis et à l’étranger.

En Mai 2015, la collecte massive de données téléphoniques opérée par l’Agence de sécurité nationale américaine (NSA) a été jugée comme étant illégale, selon une Cour d’appel américaine, estimant qu’elle outrepassait le cadre fixé par le Congrès. Les lois sur lesquelles s’appuyait la NSA pour mettre en place cette collecte « n’ont jamais été interprétées pour autoriser quelque chose qui s’approche de l’ampleur de la surveillance généralisée en question ici », a indiqué la justice américaine dans un document de près de 100 pages.

Mais les révélations d’Edward Snowden continuent de tomber : on vient d’apprendre que la compagnie Air France a été la cible principale d’un programme d’espionnage de téléphones portables sur les vols des avions de ligne.

Le Monde a ainsi révélé qu’un programme d’espionnage britannique et américain visant à intercepter les communications mobiles émises et reçues à bord des avions de ligne. Ce fut tout particulièrement le cas d’Air France, cible principale de la NSA dès 2005, tout comme Air Mexico, les deux compagnies étant désignées comme « cibles potentielles des terroristes ». L’objectif affiché était soit disant d’éviter une nouvelle attaque terroriste.

Les archives des agences de renseignement précisent que la collecte des données se faisait « quasiment en temps réel ». A partir d’une altitude de 10 000 pieds, le signal satellite est intercepté par des « stations secrètes d’antennes au sol ». Si le smartphone est allumé, il est alors possible de localiser, et même de le pirater pour obliger l’utilisateur à le redémarrer avec ses codes d’accès, qui auront été interceptés à leur tour.

Tout pouvait être collecté, dans la zone Europe, Moyen-Orient et Afrique qu’il s’agisse de voix, data, SMS, métadonnées…

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