Les conséquences de la loi antiterroriste sur le web

Les conséquences de la loi antiterroriste sur le web

Le 18 septembre, l’Assemblée nationale a voté la nouvelle loi antiterroriste du gouvernement, grâce au soutien de l’opposition. Depuis des semaines, la polémique a été vive, en particulier par rapport à l’article 9 autorise l’exécutif à censurer les sites web faisant l’apologie du terrorisme, et cela sans autorisation du juge. Cette mesure est un parfait exemple de loi particulièrement inapplicable, disproportionnée et dangereuse. Elle a été votée par des députés qui sont complètement déconnectés de la réalité d’Internet. Les conséquences que ce type d’article va certainement entraîner sont au nombre de cinq :

  1. L’exécutif va censurer

Dans ses travaux préalables sur le droit et les libertés à l’âge du numérique de cet été, la commission de l’Assemblée nationale rappelait que « le préalable d’une décision judiciaire apparaît comme un principe essentiel, lorsqu’est envisagé le blocage de l’accès à des contenus illicites sur des réseaux numériques ». Hors, le juge n’arrivera qu’a posteriori, quand le mal aura déjà fait.

  1. Des sites vont être bloqués par erreur

Cette même commission alertait contre les blocages de contenus par erreur, à savoir l’inscription sur la liste des sites interdits des sites web n’ayant rien à voir avec le terrorisme ou la pédopornographie. Cela s’est déjà produit en Australie, où 250 000 sites ont été bloqués par erreur bien qu’un seul était visé. Cela peut se produire dans tous les pays qui censurent le internet.

  1. La République n’est pas crédible

Une députée, juste avant le vote, évoquait le fait qu’elle ne voulait pas que la représentation nationale se ridiculise par méconnaissance technique. Malheureusement, c’est chose faite !

Pour les internautes, des outils intelligents comme les réseaux privés virtuels VPN (de l’anglais Virtual Private Network)  permettent d’échapper à la censure, en un clic.

Pour les terroristes : la plupart du temps, la technique de blocage par filtre utilisée est inefficace. Il s’agit du blocage par serveurs de noms de domaine (DNS) avec l’aide d’opérateurs. Il suffit aux sites bloqués de changer leurs DNS. Là aussi, cela ne demande qu’un clic.

  1. Les terroristes deviennent plus difficiles à repérer

L’utilisation de système comme Tor ou de VPN explose dans les grandes démocraties, car ces dernières privilégient de plus en plus la cybercensure.

Comme les terroristes chiffrent leurs échanges, il est donc encore plus difficile de les repérer. Lors d’un précédent projet de censure des sites terroristes en 2013, le juge antiterroriste Marc Trévidic avait expliqué que c’est justement grâce aux imprudences des terroristes sur Internet que la police peut les suivre et les arrêter.

  1. La liste noire va fuiter

Forcément, la future liste noire risque de fuiter. Cela contribuera à promouvoir les sites internet terroristes que le gouvernement avait l’intention de bloquer. Le contrôle des sites implique l’envoi de la liste noire à des réseaux qui, certes limités, ne resteront pas muets. De nombreux intervenants, comme des fonctionnaires, des opérateurs internet et des hébergeurs auront accès à cette liste. Et la publication de cette liste de sites ne sera qu’une question de temps. L’État offrira alors une promotion exceptionnelle aux sites qu’il souhaite bloquer.

Pour contourner la censure Internet, optez pour Le VPN qui vous permet de choisir votre pays de connexion. Que vous viviez en France, en Chine ou ailleurs, vous pouvez choisir de domicilier votre connexion dans l’un des 50 pays où l’accès n’est pas restreint.

Vous pourrez ainsi accéder dans l’anonymat aux sites et réseaux sociaux de votre choix, sans subir la censure ni les représailles qu’elle peut impliquer. Optez dès aujourd’hui pour Le VPN et profitez de sa nouvelle offre Le VPN Premium, pour surfer en toute sécurité.

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