Le Vietnam censure aussi les commentaires sur internet
Au Vietnam, la censure d’Internet ne se limite pas au blocage de sites : elle descend jusqu’au niveau le plus fin de l’expression en ligne - le simple commentaire. Critiquer le gouvernement sous une publication Facebook peut valoir une amende, voire une peine de prison. Ce contrôle, engagé il y a plus d’une décennie, s’est renforcé loi après loi, faisant du pays l’un des environnements numériques les plus surveillés d’Asie du Sud-Est. Voici ce qu’il faut savoir, que vous y viviez, y voyagiez ou vous intéressiez à la liberté d’expression en ligne.
Du décret 72 à la surveillance systématique
Le tournant date du fameux « décret 72 », entré en vigueur en 2013 : il interdisait d’utiliser les réseaux sociaux pour évoquer l’actualité ou la politique, réservant « l’information » aux seuls médias officiels. Dans la foulée, un autre décret a instauré des sanctions contre les commentaires critiques envers l’État : prison pour les cas jugés graves, lourdes amendes pour la « propagande contre l’État » ou « l’idéologie réactionnaire » - des notions suffisamment floues pour s’appliquer à presque tout.
Depuis, l’arsenal n’a cessé de s’étoffer :
- La loi sur la cybersécurité (2019) oblige les plateformes étrangères à stocker les données des utilisateurs vietnamiens dans le pays et à retirer les contenus signalés par les autorités sous 24 heures.
- La « Force 47 », une unité de plusieurs milliers de cyber-soldats, surveille les réseaux sociaux et oriente les discussions en ligne.
- Le décret 147 (2024) impose la vérification d'identité des comptes sur les réseaux sociaux : commenter anonymement devient pratiquement impossible.
- Des blogueurs et simples internautes sont régulièrement condamnés à de lourdes peines pour des publications Facebook.
Reporters sans frontières classe le Vietnam parmi les pires pays au monde pour la liberté de la presse, et les ONG documentent chaque année des dizaines d’arrestations liées à de simples publications en ligne.
Un paradoxe : un pays hyperconnecté et muselé
Le paradoxe vietnamien est frappant : le pays compte aujourd’hui plus de 70 millions d’internautes, et Facebook y est massivement utilisé pour le commerce, la famille, le divertissement. Mais cette vie numérique foisonnante s’exerce sous une règle tacite : on peut parler de tout, sauf de politique. L’autocensure est devenue un réflexe national, chacun sachant qu’un commentaire mal interprété peut coûter cher.
Pour les expatriés, les journalistes et les voyageurs francophones, cette surveillance a des conséquences concrètes : réseaux surveillés, services parfois ralentis ou bloqués, et une confidentialité en ligne qui ne va jamais de soi.
Comment un VPN protège votre expression et votre navigation
Un VPN (réseau privé virtuel) répond directement aux deux problèmes posés par la censure vietnamienne : l’accès et la confidentialité.
Retrouver un Internet complet
En vous connectant à l’un des serveurs de Le VPN - plus de 100 emplacements dans le monde, du Japon à la France en passant par Singapour - , vous naviguez avec une adresse IP étrangère. Les sites et services bloqués ou restreints redeviennent accessibles, et vous consultez l’information de votre choix, y compris les médias internationaux.
Naviguer et commenter en toute confidentialité
Le tunnel VPN chiffre l’intégralité de votre trafic avec un chiffrement de niveau bancaire. Votre fournisseur d’accès et les réseaux que vous traversez ne voient ni les sites que vous visitez, ni le contenu de vos communications. Votre adresse IP réelle reste masquée : vos mouvements en ligne ne peuvent pas être rattachés à votre connexion.
Passer là où les VPN classiques échouent
Dans les environnements qui détectent et brident les connexions VPN, Le VPN propose le protocole Stealth WireGuard, qui camoufle le trafic VPN en trafic ordinaire pour contourner l’inspection profonde des paquets (DPI). C’est l’outil de référence pour les pays à la censure la plus agressive.
En pratique : les bons réflexes au Vietnam
- Souscrivez à Le VPN et installez les applications avant votre arrivée : c'est toujours plus simple que depuis un réseau restreint.
- Protégez tous vos appareils - un compte couvre jusqu'à 5 connexions simultanées (ordinateur, smartphone, tablette).
- Privilégiez les serveurs proches (Singapour, Hong Kong, Japon) pour la vitesse, ou la France pour retrouver vos services français.
- Activez systématiquement le VPN sur les Wi-Fi publics des hôtels et cafés.
Pour plus de détails sur la situation locale, consultez notre page dédiée au VPN pour le Vietnam.
La liberté d'expression commence par une connexion privée
Quand un simple commentaire peut être sanctionné, la confidentialité de la connexion n’est plus un luxe : c’est la condition même d’une expression libre. Avec Le VPN, vous chiffrez vos communications, masquez votre adresse IP et choisissez votre pays de connexion parmi plus de 100 emplacements - avec les protocoles OpenVPN, WireGuard, Stealth WireGuard et IPSec/IKEv2, et une garantie satisfait ou remboursé de 30 jours sur le premier achat. Surfez, lisez et exprimez-vous selon vos propres règles.
À propos de l'auteur
Rédactrice du blog Le VPN
Julie Perrin écrit pour le blog Le VPN sur la vie privée en ligne, la sécurité et l'usage pratique d'un VPN au quotidien. Ses articles aident les lecteurs à mieux comprendre les sujets liés à la sécurité numérique et à tirer le meilleur parti de leur connexion VPN.
Articles par Julie Perrin →