Le palmarès des champions de la cyber censure via RSF
Chaque 12 mars, la Journée mondiale de lutte contre la cyber censure rappelle une réalité dérangeante : des États entiers ont fait du contrôle d’Internet une politique publique. Reporters sans frontières (RSF) profite traditionnellement de cette date pour actualiser son travail sur les « Ennemis d’Internet » - un palmarès dont les lauréats changent peu, mais dont les méthodes ne cessent de se perfectionner. Voici ce qu’il faut retenir de ce palmarès de la honte, et comment s’en protéger.
Les champions historiques de la cyber censure
Le premier rapport marquant de RSF distinguait cinq « États ennemis d’Internet » : le Bahreïn, la Chine, l’Iran, la Syrie et le Vietnam. Leur point commun : une surveillance intrusive de la population en ligne, utilisée pour verrouiller le pouvoir en place. Les années ont passé, mais la liste des champions reste tristement stable - la Chine et l’Iran demeurent en tête de tous les classements de la censure, rejoints selon les années par la Russie, la Corée du Nord, le Turkménistan ou l’Arabie Saoudite. Ce que documentent inlassablement RSF, Freedom House ou le Citizen Lab, c’est surtout l’escalade des moyens.
Les deux armes de la surveillance d'État
Le diagnostic établi par RSF reste d’une actualité frappante. Les régimes autoritaires s’appuient sur deux grands types de technologies :
- L'interception de masse : des équipements installés au cœur des réseaux nationaux - aujourd'hui dopés à l'inspection profonde de paquets (DPI) - capables de filtrer, ralentir ou couper le trafic de tout un pays, et d'enregistrer qui consulte quoi.
- Les logiciels espions ciblés : des spywares très perfectionnés, installés à l'insu de la victime via de fausses mises à jour, des pièces jointes piégées ou des failles de sécurité. Ils permettent de lire les disques durs, voler les mots de passe, accéder aux messageries et écouter les communications. Utilisés contre les journalistes et leurs sources, ils étranglent la liberté d'informer à la racine.
Un marché de la censure toujours florissant
L’autre volet du palmarès RSF visait les entreprises complices : les fabricants d’« armes numériques » qui vendent leurs outils de surveillance aux régimes autoritaires. Les noms d’hier - FinFisher de Gamma International, retrouvé en Syrie, en Libye ou au Bahreïn, Trovicor, visées par des plaintes d’ONG devant l’OCDE - ont cédé la place à de nouveaux acteurs, comme l’ont montré les scandales mondiaux autour des logiciels espions mercenaires utilisés contre des journalistes, des avocats et des défenseurs des droits de l’homme. La leçon n’a pas changé : tant que le commerce de ces technologies restera si peu encadré, les champions de la cyber censure trouveront des fournisseurs.
Ce que vous pouvez faire à votre échelle
Face à des États équipés de telles technologies, l’internaute n’est pas pour autant démuni. La première ligne de défense est le chiffrement - et c’est exactement ce qu’apporte un VPN :
- Votre trafic devient illisible pour le réseau local : le filtrage par mots-clés et la surveillance de votre navigation deviennent inopérants ;
- Votre adresse IP est remplacée par celle d'un serveur situé dans le pays de votre choix : les sites bloqués redeviennent accessibles et votre localisation réelle reste confidentielle ;
- Vos données sont protégées même sur les réseaux publics ou surveillés.
Le VPN propose des serveurs dans plus de 100 emplacements en Amérique, Europe, Moyen-Orient, Asie-Pacifique et Afrique, jusqu’à 5 connexions simultanées par compte, et des applications pour Windows, macOS, iOS et Android. Surtout, pour les pays du palmarès RSF qui bloquent les VPN eux-mêmes, le protocole Stealth WireGuard utilise l’obfuscation pour camoufler le trafic VPN en trafic ordinaire et franchir les systèmes DPI - c’est le protocole recommandé en Chine, en Iran, en Russie ou au Myanmar, aux côtés d’OpenVPN, WireGuard et IPSec/IKEv2.
L’installation ne prend que quelques minutes, et vous pouvez vérifier votre nouvelle localisation en testant votre adresse IP.
Le 12 mars, et tous les autres jours
La Journée mondiale contre la cyber censure a le mérite de braquer les projecteurs sur les champions du contrôle d’Internet - mais pour des millions d’internautes, la censure est une réalité quotidienne, pas une date au calendrier. Protégez votre liberté en ligne dès maintenant : souscrivez à Le VPN, avec une garantie satisfait ou remboursé de 30 jours sur le premier achat.
À propos de l'auteur
Rédactrice du blog Le VPN
Julie Perrin écrit pour le blog Le VPN sur la vie privée en ligne, la sécurité et l'usage pratique d'un VPN au quotidien. Ses articles aident les lecteurs à mieux comprendre les sujets liés à la sécurité numérique et à tirer le meilleur parti de leur connexion VPN.
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