Google, prêt à tout pour reconquérir le marché Chinois

Google, prêt à tout pour reconquérir le marché Chinois

Nous avons déjà longuement parlé de la censure étatique qui sévit en Chine, où seuls les sites, « validés », par le pouvoir ont le droit de citer sur l’internet des habitants. Cette censure organisée à l’échelle d’un pays de la taille de la Chine est rendue possible grâce à ce que les observateurs ont pris l’habitude d’appeler le Grand Firewall de Chine, ou même, la Grande Muraille de Chine. Mais Google ne supporte plus d’être tenu à l’écart !

Sur place, cette méthode de filtrage s’appelle officiellement le projet Bouclier doré, et permet par un réseau de serveurs DNS et de Firewall (pare-feu), de censurer fortement le contenu accessible aux utilisateurs, mais aussi de mettre en place une surveillance de masse généralisée.

Google veut revenir !

Au titre de cette pratique, cela fait huit ans que le moteur de recherche de Google n’est plus présent sur le sol chinois. Un mastodonte comme Google absent du pays le plus fortement peuplé, cela ne pouvait plus durer pour la firme de Mountain View.

L’entreprise américaine serait donc en train de mettre en place une version censurée de son moteur de recherche, une version qui serait parfaitement en phase avec les règles en vigueur en Chine. Cette version « bridée » serait représentée par deux applications mobiles, l’une nommée Maotai, et l’autre Longfei, ces deux applis s’inscrivant dans le projet secret Dragonfly, visant donc la réintroduction de Google sur le marché de cet immense pays.

Ces révélations viennent d’une fuite de documents que se serait procuré le site The Intercept en décembre 2017, et qui acteraient d’une mise en place du moteur de recherche pour la fin de l’année en cours.

Et il est prêt à tout !

Pour répondre aux exigences chinoises, les deux applications filtreraient, tout simplement, les requêtes contenant certains mots clés interdits, et filtreraient également les résultats présentés, pour qu’ils soient conformes. Ainsi, par de résultats concernant les droits de l’Homme, la démocratie, la religion, les manifestations… et tout ce qui est gardé à distance de la population chinoise par son gouvernement. De même, les services interdits le resteraient au travers de ses applications, et il sera toujours impossible d’accéder à des sites aussi communs chez nous que Wikipedia, Instagram, Facebook, Twitter, ou certains sites de news internationales.

Bien entendu, quand nous parlons de résultats de recherche cela inclut, naturellement, toute l’information que nous avons l’habitude de rechercher via Google. News, Images, Vidéos…

Si ce projet se réalise, Google sera la seconde entreprise des GAFAM à revoir sa politique afin de pouvoir s’implanter sur le marché chinois, ou conserver le droit d’y exercer. En effet, en début d’année, Apple avait transféré ses servers Cloud, utilisé par les chinois, sur leur sol. Permettant par là même aux autorités de pouvoir y jeter un œil de temps en temps.

Le VPN vous rendra votre liberté

The Intercept nous apprend dans ces révélations, que les documents faisant état de ce retour de Google auraient fuité, par l’intermédiaire de l’un des employés du géant de la recherche, qui, ne soutiendrait pas, l’utilisation des ressources de grandes entreprises privées pour « asservir et exploiter » tout un peuple. Si cela est vrai, alors ce lanceur d’alertes partage l’une des valeurs fondamentales de Le VPN. Et, notre VPN est toujours fonctionnel sur le sol de la République Populaire de Chine. Utiliser nos services dans ce pays, s’est se garantir une certaine liberté, la liberté de pouvoir lire ce que l’on veut, la liberté de pouvoir consulter n’importe qu’elle information, la liberté de pouvoir regarder ou écouter n’importe quel média !

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