Quand les Five Eyes veulent légiférer contre le chiffrement
La menace des Five Eyes
Les Five Eyes, USA, Grande-Bretagne, Australie, Nouvelle-Zélande et Canada, sous le leadership des Etats-Unis ont averti les entreprises du secteur des nouvelles technologies, que, puisque toutes les demandes d’accès aux données cryptées sont systématiquement refusées, ils allaient passer par la voix légale pour arriver à leurs fins.Ils veulent obtenir un accès légal à tous les emails, messages textes et échanges VOIP cryptés. Les Five Eyes partagent énormément beaucoup d’informations au niveau de leurs services de renseignement, et ils sont quelque peu énervés par la multiplication des services de communication cryptés qui ont vu le jour depuis quelques années.
Cela couve depuis quelques années, et étonnement, si la question avait été plusieurs fois mise sur la table durant la présidence Obama, Donald Trump ne l’avait pas encore évoquée. Mais c’est maintenant chose faite, et les arguments sont toujours les mêmes, le chiffrement permis par toutes ces nouvelles applications de communication, permet aux terroristes et autres délinquants de toute sorte de communiquer librement et sans aucun contrôle possible.
Ainsi les Five Eyes ont déclaré conjointement : Si les gouvernements continuent à se heurter à des obstacles concernant l’accès légal à l’information nécessaire pour aider à la protection des citoyens de notre pays, nous pourrions prendre des mesures technologiques, législatives, coercitives ou autres pour trouver des solutions. »
Les entreprises technologiques et les Five Eyes ne sont pas d’accord.
Cette déclaration et cette menace relance le débat qui avait été plus ou moins initié avec l’affaire de l’Iphone du terroriste de San Bernadino, dans laquelle Apple avait refusé de déchiffrer le téléphone. La question finale est donc de savoir si, en passant par la voix légale, les entreprises technologiques telles qu’Apple, Google ou Facebook, par exemple, seront obligé de ménager une porte dérobée dans leur produit, pour que les gouvernements des Five Eyes puissent lire les communications chiffrées.Le problème est que le chiffrement arrive peu à peu dans le quotidien des citoyens, et que bon nombre de services reposent directement sur cette sécurité. Le seul exemple des transferts financiers est plus que significatif… Il est donc peu probable que si mesure il y avait, elle soit reçue positivement.
Certains acteurs directs tel que Facebook et Apple ont expliqué pourquoi ils ne souhaitaient pas introduire de porte dérobée dans leurs logiciels. Apple, par la bouche de son PdG Tim Cook explique que si cette brèche était mise ne place, au nom de la sécurité de l’Etat, certains pirates russes, nord-coréens, chinois ou iraniens, ne mettraient pas longtemps à s’introduire dans les différents systèmes, et que cette mesure serait à termes, contre-productive.