Certaines applications Facebook peuvent accéder à vos informations sensibles
Depuis que Facebook a ouvert sa plateforme aux développeurs tiers, des millions d’applications - jeux, quiz, tests de personnalité, outils de connexion « Se connecter avec Facebook » - se sont greffées sur le réseau social. La plupart sont inoffensives. Mais certaines sont conçues pour une seule chose : accéder à vos informations sensibles, les revendre ou s’en servir pour vous piéger. Le scandale Cambridge Analytica l’a démontré à grande échelle : un simple quiz peut aspirer les données de millions de personnes. Voici comment ces applications fonctionnent, comment repérer les plus douteuses et comment reprendre le contrôle de vos données.
Ce qu'une application Facebook peut savoir de vous
Quand vous autorisez une application, vous lui accordez des permissions : accès à votre profil public, à votre adresse e-mail, parfois à votre liste d’amis, vos photos, vos « J’aime » ou votre date de naissance. Prises séparément, ces informations semblent anodines. Combinées, elles suffisent à dresser un profil précis - et à alimenter du démarchage ciblé, de l’usurpation d’identité ou des tentatives de phishing très convaincantes, puisque l’escroc connaît déjà votre nom, vos amis et vos centres d’intérêt.
Le problème historique de la plateforme est que les applications tierces ont longtemps pu collecter bien plus que nécessaire. Les règles se sont durcies depuis, mais le principe demeure : chaque application autorisée est une porte ouverte sur une partie de votre vie numérique, et cette porte reste ouverte tant que vous ne la fermez pas explicitement.
Les arnaques classiques à reconnaître
Certaines familles d’applications et de publications reviennent sans cesse, car elles exploitent des ressorts psychologiques efficaces :
- « Découvrez qui a consulté votre profil ». C'est l'appât le plus ancien et le plus rentable : Facebook ne fournit pas cette information, aucune application ne peut donc la donner. Celles qui le promettent volent vos données ou publient en votre nom.
- Personnalisation impossible. Changer la couleur de votre interface, obtenir un profil « premium », voir votre journal en noir ou en rose : ces fonctions n'existent pas et servent uniquement à vous faire cliquer.
- Quiz et tests de personnalité trop curieux. Un test qui demande l'accès à vos amis, vos photos et votre e-mail pour vous dire « quel personnage de série vous êtes » collecte manifestement plus que nécessaire.
- Fausses alertes et faux cadeaux. Bons d'achat miraculeux, loteries, messages « votre compte sera supprimé » : autant de variantes de phishing destinées à récupérer vos identifiants.
Les signaux d’alerte sont toujours les mêmes : une application qui publie automatiquement sur votre journal, qui promet une fonction que vous n’avez jamais vue fonctionner chez quelqu’un d’autre, qui exige des permissions sans rapport avec son usage, ou qui vous redirige vers une page de connexion imitant Facebook.
Faire le ménage dans vos applications
Prenez cinq minutes pour auditer ce que vous avez autorisé au fil des années :
- Ouvrez les Paramètres de votre compte Facebook, puis la section Applications et sites web.
- Passez en revue la liste : supprimez tout ce que vous n'utilisez plus ou ne reconnaissez pas.
- Pour les applications que vous gardez, réduisez les permissions au strict minimum (l'e-mail et la liste d'amis sont rarement indispensables).
- Évitez le bouton « Se connecter avec Facebook » sur les sites secondaires : un compte dédié avec un mot de passe unique limite les dégâts en cas de fuite.
- Activez l'authentification à deux facteurs sur votre compte : même si vos identifiants fuitent, l'accès reste verrouillé.
Si une extension douteuse s’est installée dans votre navigateur à l’occasion d’une de ces arnaques, supprimez-la depuis le gestionnaire d’extensions de votre navigateur.
Le rôle d'un VPN dans votre protection
Un VPN n’empêchera pas une application autorisée de lire les données que vous lui avez concédées - c’est pourquoi l’audit des permissions ci-dessus est indispensable. En revanche, il protège tout ce qui se passe autour :
- Chiffrement de votre connexion. Sur un Wi-Fi public - café, hôtel, aéroport - un VPN empêche l'interception de vos sessions et de vos identifiants.
- Masquage de votre adresse IP. Votre localisation réelle disparaît derrière celle du serveur choisi, parmi plus de 100 emplacements dans le monde, ce qui complique le profilage publicitaire et le pistage.
- Confidentialité vis-à-vis du réseau. Votre fournisseur d'accès ou le gestionnaire du réseau local ne voit plus les sites que vous consultez.
Les applications Le VPN pour Windows, macOS, iOS et Android intègrent en plus une protection DNS contre les sites malveillants et de phishing (« Block Online Threats »), qui bloque de nombreuses pages piégées avant même leur chargement, ainsi qu’une fonction de détection de fuites de données (Breach Detection) qui vous alerte si votre adresse e-mail apparaît dans une base de données piratée. Avec jusqu’à 5 connexions simultanées par compte et une garantie satisfait ou remboursé de 30 jours sur le premier achat, vous pouvez protéger tous vos appareils sans risque : découvrez les offres Le VPN.
La règle d’or reste inchangée : réfléchissez avant de cliquer, n’accordez que les permissions nécessaires - et chiffrez votre connexion pour tout le reste.
À propos de l'auteur
Rédactrice du blog Le VPN
Julie Perrin écrit pour le blog Le VPN sur la vie privée en ligne, la sécurité et l'usage pratique d'un VPN au quotidien. Ses articles aident les lecteurs à mieux comprendre les sujets liés à la sécurité numérique et à tirer le meilleur parti de leur connexion VPN.
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